Dr Ludovic Lievain, Chirurgie Plastique Esthétique & Reconstructrice à Rouen - 02 76 67 63 16

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Quels sont les principes du bodylift ?

Le bodylift consiste à retirer une bande de peau et de graisse d'environ 20cm de large tout autour du patient. On associe donc une abdominoplastie qui permet de retendre la peau du ventre vers le bas, à un lifting des fesses qui permet de remonter les fesses vers le haut. Plusieurs gestes peuvent y être associés en fonction de la morphologie du patient ou de la patiente. La lipoaspiration peut être proposée pour améliorer le résultat s'il existe des surcharges graisseuses localisées. On peut également agir sur la paroi musculaire en cas de distension de celle-ci, cela s'appelle la cure de diastasis. Lorsque le pubis est tombant, on profite de l'intervention pour le remonter en réalisant un lifting de pubis. Derrière, on peut proposer la réalisation d'un lambeau graisseux ou d'injections de graisse pour redonner du galbe aux fesses.

 
 

Quels sont les différences avec l'abdominoplastie en terme de résultats ?

Avec le bodylift, on corrige bien sûr les fesses en plus du ventre, mais surtout les excès aux niveaux des flancs (poignées d'amour) et des trochanters (culotte de cheval). La silhouette est donc améliorée de profil (comme dans l'abdominoplastie) mais aussi de face.

 
 

Quelles sont les conditions de prise en charge par la sécurité sociale ?

Le bodylift est une intervention soumise à accord préalable du médecin conseil de la sécurité sociale. La prise en charge ne peut s'appliquer que s'il existe un tablier abdominal recouvrant le pubis. En conséquence, la prise en charge par la sécurité sociale n'a rien à voir ni avec la méthode de perte de poids (régime ou chirurgie de l'obésité), la quantité de poids perdu ou encore le nombre de grossesses et la présence ou non d'un diastasis des muscles abdominaux. C'est votre chirurgien qui rédige la demande d'accord au médecin conseil, puis le patient reçoit dans la plupart des cas un rendez-vous avec ce dernier afin d'être examiné. Si l'intervention est prise en charge, il ne restera à la charge du patient que les compléments d'honoraires qui peuvent dans certains cas être remboursés par la mutuelle.

 
 

L'intervention est-elle douloureuse ?

Les douleurs au repos sont assez faibles grâce aux traitements antidouleur usuels. On ressent une sensation de traction au début qui est tout à fait normale. La douleur dépend bien sûr du patient ou de la patiente mais aussi des gestes associés comme la lipoaspiration ou les gestes sur la paroi musculaire. Les douleurs peuvent être plus importantes lors des mouvements, c'est une des raisons pour lesquelles le repos est préconisé après l'intervention.

 
 

Quel type d'anesthésie est utilisé ?

Nous réalisons cette intervention exclusivement sous anesthésie générale.

 
 

Où sont placées les cicatrices ?

La cicatrice est placée comme une ceinture. Devant, elle est juste au-dessus du pubis et derrière elle se termine dans le sillon entre les fesses de telle sorte qu'elle puisse être dissimulée par un sous vêtement ou un maillot de bain. La cicatrice est donc assez longue mais elle bien tolérée car fine et cachée. Il y aussi une petite cicatrice autour du nombril.

 
 

Quels sont les risques du bodylift ?

En dehors des risques liés à l'anesthésie, le bodylift expose aux risques d'hématome (poche de sang), d'infection (poche de pus) et de sérome (poche de lymphe). Dans ces cas, il peut être nécessaire de retourner au bloc opératoire pour évacuer ces liquides ou bien faire des ponctions en consultation. Du fait du repos, il existe aussi un risque de phlébite et d'embolie pulmonaire, à savoir un caillot de sang qui se forme dans d'une veine au niveau des jambes et qui peut se détacher pour aller dans les poumons. Ces risques sont prévenus par la mise en place de bas de contention et la réalisation d'injections d'anticoagulants pendant 15 jours. La sensibilité au toucher du ventre est modifiée mais a tendance à revenir au bout de plusieurs mois. Comme dans toute intervention, il peut aussi y avoir des troubles de cicatrisation.

 
 

Quels sont les différences avec l'abdominoplastie en terme de risques ?

Le risque le plus fréquent dans le bodylift est le trouble de la cicatrisation. Il peut être présent dans plus de 50% des cas et se situe généralement sur les côtés ou au niveau du sillon entre les fesses. C'est indolore mais les soins peuvent être prolongés à ce niveau pendant 3 mois, ce qui n'empêche pas forcement la reprise du travail.

 
 

Combien de temps après l'intervention peut-on reprendre une activité normale ?

L'autonomie est récupérée à la sortie de l'hospitalisation. Cependant, il faut proscrire le port de charges lourdes durant le premier mois. L'activité professionnelle peut donc être reprise au bout de 1 mois s'il n'existe aucune complication. Parfois, 2 mois peuvent être nécessaires. Les activités sportives pourront être reprises au bout de 3 mois.

 
 

Combien de temps après l'intervention peut-on observer le résultat définitif ?

L'œdème post-opératoire peut durer 3 à 6 mois. Il n'est pas douloureux mais peut donner une sensation d'être « gonflé » après l'intervention.

 
 

Quelle est la durée de l'arrêt de travail ?

Si l'intervention n'est pas prise en charge par la sécurité sociale, il est interdit de prescrire un arrêt de travail. Il faut alors prévoir des jours de congés payés ou des congés sans solde. La durée de convalescence est de 1 à 2 mois.

 
 

Quelle est la durée de l'intervention ?

En fonction de la quantité de peau à retirer et de la réalisation ou non de gestes associés comme la lipoaspiration, la plicature des muscles abdominaux ou les lambeaux graisseux au niveau des fesses, l'intervention peut durer entre 4h00 et 6h00.

 
 

Quelle est la durée de l'hospitalisation ?

Elle est d'une semaine en moyenne en fonction des suites post opératoires. Le premier lever se fait avec aide le surlendemain de l'intervention. Les drains sont retirés sans douleur dès que possible. Les premiers pansements sont effectués avec le chirurgien avant votre sortie.

 
 

Que faut-il faire avant l'intervention ?

La chirurgie ne peut être envisagée qu'après certaines étapes indispensables :

  • 2 consultations au moins avec le chirurgien
  • 1 consultation avec l'anesthésiste
  • Réalisation d'un écho-doppler veineux des membres inférieurs à la recherche de facteurs favorisants la phlébite, qui seront auquel cas traités
  • Avoir un poids stable, avec Indice de Masse Corporelle inférieur à 30 pendant au moins 6 mois
  • Adaptation des traitements préexistants au besoin
  • Dans certains cas, réalisation d'une imagerie abdominale comme un scanner
  • Arrêt total de toute consommation tabagique pendant minimum 1 mois avant l'intervention
  • Achat de bas de contention veineuse force 2
  • Achat d'une gaine abdominale de contention post opératoire
  • Avis du médecin conseil de la sécurité sociale.

 
 

Quels sont les soins post-opératoires ?

Les soins post-opératoires sont simples. Ils comportent :

  • Des pansements simples par une infirmière 3 fois par semaine pendant 2 semaines
  • Le port de bas de contention jour et nuit pendant 15 jours
  • Le port de la gaine de contention jour et nuit pendant 1 mois puis que le jour pendant 1 mois de plus
  • La prise des médicaments contre la douleur à la demande
  • Les injections d'anticoagulants 1 fois par jour pendant 15 jours
  • Arrêter toute consommation tabagique au moins 1 mois après l'intervention.

 
 

Quelles précautions prendre pour la cicatrice ?

Il y a de nombreux éléments qui influent la cicatrisation. Il est d'abord impératif de respecter une éviction totale du tabac au moins 1 mois avant et 1 mois après l'intervention. A partir de la cicatrisation totale, en générale obtenue 15 jours après l'opération, la cicatrice peut être hydratée avec la crème hydratante de votre choix au moins 1 fois par jour. Elle peut être aussi massée afin d'éviter les adhérences. L'application de patch de silicone est optionnelle mais peut aider à l'obtention de cicatrices fines. Il faut éviter les bains d'eau de mer ou à la piscine le premier mois à cause du sel et du chlore qui peuvent agresser les cicatrices. Les 2 mois suivants, il faudra rincer à l'eau claire les cicatrices dès la sortie du bain pour les mêmes raisons.

 

La Société Française de Chirurgie Plastique Esthétique et Reconstructrice a rédigé une fiche d'information pour ce type d'intervention: